À Toulouse, les histoires de femmes inspirent le cinéma
Du 29 septembre au 1er octobre 2026, le Bureau des Tournages de Toulouse Team et L’Agence Unique – Occitanie Culture ont organisé « Toulouse au féminin », un voyage d’inspiration destiné à des réalisatrices et productrices. L’objectif : faire découvrir Toulouse non seulement comme territoire de tournage, mais aussi comme source d’inspiration pour de futurs projets, à travers ses lieux, ses ambiances et les parcours de femmes qui y vivent et y travaillent.
Un concept original pour inspirer de nouveaux projets
Lorsqu’un projet cinématographique cherche son décor, un territoire peut répondre à un besoin déjà écrit dans le scénario : incarner une ville, une époque, une architecture ou se substituer à un autre lieu.
Avec « Toulouse au féminin – Source d’inspiration pour le cinéma », le Bureau des Tournages de Toulouse Team et L’Agence Unique – Occitanie Culture ont choisi d’explorer une autre voie : faire découvrir le territoire à des professionnelles du cinéma afin que ses lieux, ses atmosphères et ses histoires puissent eux-mêmes nourrir de futurs projets.
Le programme a ainsi été imaginé comme un parcours mêlant repérage, découverte de lieux singuliers et rencontres avec des femmes aux trajectoires fortes, dans des univers aussi différents que la science, la médecine, le sport, la justice, l’histoire ou l’entrepreneuriat.
Des lieux et des parcours comme matière à fiction
Pendant deux jours, les participantes ont découvert plusieurs facettes de Toulouse : le Grand Marché au lever du jour, la piscine Alfred-Nakache et son architecture Art déco, la Halle de La Machine, le CNES, l’Oncopole, le Castelet, le Palais de justice, la Préfecture de la Haute-Garonne ou encore le canal du Midi. À ces lieux étaient associés des parcours susceptibles, eux aussi, de nourrir l’imaginaire.
À la piscine Alfred-Nakache, Chloé Helary, pilote automobile, a partagé son expérience dans un univers encore très masculin Au CNES, Célia Pelluet, ingénieure spécialisée dans les capteurs quantiques spatiaux, communicante scientifique et humoriste, a présenté son parcours et son engagement en faveur de l’égalité femmes-hommes dans les sciences et l’ingénierie. À l’Oncopole, Charlotte Vaysse, chirurgienne oncologue spécialisée dans le cancer du sein et la reconstruction mammaire, a évoqué son expérience de médecin, chercheuse et enseignante. Au Castelet, l’historienne Elérika Leroy a présenté le destin de Marie-Louise Dissard, résistante toulousaine et cheffe d’un réseau d’évasion pendant l’Occupation. Au Palais de justice, enfin, Maryambanou Moussaei, avocate franco-iranienne, a partagé un parcours marqué par l’exil et son engagement auprès des femmes et des enfants victimes de violences intrafamiliales.
L’intérêt de l’opération tient précisément à ce croisement : un lieu peut donner envie de tourner une scène ; une rencontre peut faire naître un personnage ou un récit.
Des professionnelles du cinéma invitées à découvrir Toulouse autrement
Parmi les participantes figuraient Emma Benestan, autrice et réalisatrice ; Stéphanie Murat, réalisatrice et romancière ; Claire Bodechon, productrice ; Adriana Teofanova, productrice et directrice générale de DMLS Films ; et Virginie Sauveur, autrice, réalisatrice et productrice.
Le séjour a également permis de leur présenter l’écosystème audiovisuel toulousain. Un temps de rencontre organisé au Palais Consulaire a réuni producteurs, techniciens, prestataires et professionnels locaux autour des possibilités de tournage et des compétences présentes sur le territoire.
Faire de Toulouse une source d’inspiration
À travers cette opération, le Bureau des Tournages de Toulouse Team complète son travail de promotion et d’accueil des tournages par une démarche plus inspirationnelle.
L’enjeu est de faire connaître Toulouse suffisamment tôt dans le processus de création pour que le territoire puisse entrer dans l’imaginaire des auteurs, réalisateurs et producteurs avant même qu’un projet ne soit entièrement défini.
Le choix de « Toulouse au féminin » a permis de donner une cohérence éditoriale à cette démarche, en associant potentiel de tournage et histoires humaines. Comme le résumait le programme de l’éductour, l’ambition était que certaines rencontres et certains lieux puissent faire naître « une image, une scène, un personnage… peut-être même le début d’une histoire ».








